



L'adaptation cinématographique de BILBO THE HOBBIT vient de refaire parler d'elle. En cause, une rumeur circulant sur le net prétendant que Guillermo Del Toro et Peter Jackson
allaient dévoiler l'interprète de Bilbo Sacquet lors du salon Comic Con se tenant actuellement à San Diego. Les sites du monde entier ont alors tourné à plein régime, et chacun y est allé de son
pronostic. Les plus imaginatifs n'ont pas hésité à donner Justin Timberlake, Colin Farrell voir même Daniel Radcliffe (comble de l'hérésie!) dans la peau du hobbit. Peter Jackson a rapidement mis
fin aux hypothèses en déclarant que le casting n'était pas la priorité du moment et que lui et Del Toro était occupés nuits et jours à l'écriture du scénario. Mais la tension commence à monter
lentement autour de cette adaptation. L'occasion de faire un point sur l'état d'avancement du projet.
Désormais orpheline de Schwarzy occupé à sauver la planète et désendetter la Californie, la saga de James Cameron change d’angle avec la description de la fameuse guerre entre
les hommes et les machines. Fantasme de geek ultime, cette guerre était sublimement esquissée dans les 2 premiers films. Reprenant les choses quelques années après les évènements du
3ème film, Terminator Renaissance pose les bases d’une nouvelle trilogie avec pour cadre la lutte finale de la résistance humaine menée par John Connor contre le maléfique
Skynet.
Mais n’est pas Cameron qui veut. Car là où le barbu réussissait en à peine deux minutes à embarquer l’imaginaire, Joseph McGinty Nichols (McG pour les intimes) n’arrive pas à éveiller le moindre intérêt en 01h50. de métrage. Pourtant on sent Mcg concerné par son sujet. Réalisation sobre, effets spéciaux appliqués, scènes d’actions lisibles, le gars arrive même à bluffer son monde le temps d’une scène introductive très explicitement pompée sur le Fils de l’Homme (une référence que cite très souvent le réalisateur). Mais pourtant Terminator Renaissance ne décolle pas, enfile des situations cousues de fil blanc, empile les personnages secondaires sans leur donner de consistance, trimballe les héros dans le désert de Mad Max, accumule les décors kitch (le sous-marin de la résistance remporte haut la main le prix du décor le plus ridicule de l’année) et Christian Bale, alias John Connor se regarde jouer. Le jeu de l’acteur est franchement exaspérant, toujours sur le même ton, la voix enrouée depuis Batman, Christian Bale campe un John Connor chiant comme la mort inutilement hystérique. Un ratage complet de Bale qui aurait mieux fait de se concentrer sur son interprétation que de s’immiscer dans le scénario durant le tournage du film. D’autant que Sam Worthington vole carrément la vedette dans le rôle pourtant assez vide de Marcus Wright. Détenteur du seul enjeu du film pourtant dévoilé dans les bandes annonces, Marcus Wright est un humain condamné à mort en 2003 qui se réveille en 2018. Qui est-il ? Humain, robot ? Un suspens insoutenable qui ne tient pas 5 mn et qui plombe tout le film jusqu’au dénouement débile avec sa transplantation de coeurs en plein désert par la femme de John Connor qui était vétérinaire avant la guerre, faut-il le préciser. Les dialogues ne s’attarderont d’ailleurs jamais sur la grossesse de l’épouse de John pourtant bien visible à l’écran. Très certainement un oubli….
Mais la palme du grand n’importe quoi revient au retour de Schwarzy tout en CGI. Infiltré dans la base de Skynet (trop facile en fait..), John Connor affronte le premier modèle du T800. Là aussi l’approche scénaristique annihile toute tension à cette rencontre qui aurait dû être inoubliable.
La débâcle touche tous les compartiments du film. Ainsi la BO de Elfman est tout simplement déguelasse avec son thème sentimental joué à la guitare électrique et sa reprise du thème de Brad Fiedel. Les maquillages n’arrivent pas à la cheville du regretté Stan Winston et la photographie est complètement hors sujet avec cette lumière omniprésente.
Réalisé avec un certain savoir faire, ce Terminator Renaissance n’arrive pas à susciter la moindre implication. Un drôle de film qui se regarde mais dont on ne retient aucune scène et ne voit pas trop bien où il en voulait en venir. L’inverse complet du pourtant très décrié Terminator 3 et sans comparaison aucune avec les deux volets de Cameron. On a connu des renaissances bien meilleures…
Longtemps annoncée, la remise en
route de la série culte V va enfin voir le jour. La chaîne ABC vient en effet de publier une bande annonce de cette nouvelle version d'une des séries TV les plus populaires des années 80.
Pas de trace du casting original, plus rien sinon pas grand chose de l'ancienne storyline, l'action se situe de nos jours avec de nouveaux personnages. Oubliés donc les Marc Singer, Robert
Englund et autre Jane Badler dans son costume ultra sexe de Diana et place donc à quelques vieux routiers des séries US comme Elizabeth Mitchell (Lost) dans le rôle de l'agent du FBI Erica
Evans et Morena Baccarin (Stargate SG-1 et Firefly) dans la peau (de lézard?) de Anna. V
The Remake (c'est pour le titre pour le moment..) a été placé sous la responsabilité du créateur des 4400, Scott Peters. Le créateur de la série Kenneth Johnson a quant à lui déclaré forfait
après plusieurs années de lutte à tenter de relancer une suite à son oeuvre. Espérons que la SF trouve une nouvelle référence car depuis la fin de Battlestar Galactica, le paysage télévisuel
paraît bien fade...
Petit inventaire des groupes qui font le buzz du moment. Entre découvertes, groupes confirmés et
curiosités farfelues, la tendance est à la folie...
On commence avec les anglais de JIM JONES REVUE. Rock'n roll incendiaire totalement débridé, les Jim Jones créent
l'affollement à chacune de leur prestation. Depuis quelques mois l'angleterre ne jure que par eux. Sous la houlette de Jim Jones, ce groupe met littéralement le feu aux jambes comme au bon
vieux temps de Little Richards et de Jerry Lee Lewis. Grosse grosse classe, des tubes titanesques, Jim Jones Revue est la torgnole scénique du moment.
A voir de toute urgence sur scène cet été à la Garden Nef Party d'Angoulême, aux Vieilles Charrues ou bien lors du gigantissime festival de Dour en belgique avant une probable tournée
française cet automne.
Après cinq années de silence si ce n'est un disque de reprises
avec Bonnie Prince Billy, TORTOISE revient le 23 juin prochain avec un nouvel album mystérieusement intitulé Beacons Of Ancestorship. Pour rappel, TORTOISE bouscule depuis plus de 15 ans le jazz,
le rock, l'électro, la musique brésilienne, la folk, et les musiques improvisées. Groupe phare de la scène chicagoanne, TORTOISE serait même à l'origine du post rock....
Sur un ton légèrement teenagers (la petite référence à Nokia et aux Beastie Boys en plein milieu du XXIII ème siècle est là pour rassurer un public
semble-t-il perdu face à la profusion d’informations ….un procédé méprisant qui porte sans nul doute la patte des scénaristes de Transformers associés à l’écriture du film), ce Star Trek ne
retombe jamais en intensité. Chaque personnage a son morceau de bravoure, le conflit Spock/Kirk est parfaitement rendu (Zachary Quinto remplit sans fausse note son rôle de Spock et Chris Pine
réussit l’exploit de camper un jeune Kirk tête à claque sans être agaçant), les effets spéciaux sont de toute beauté (quel pied de revoir l’Enterprise au combat..) et surtout le film regorge de
référence à l’univers Star Trek (le film dévoile même le prénom de Uhura…). C’est un secret de polichinelle, Léonard Nimoy fait une apparition dans le film. L’acteur légendaire de Spock fait bien
plus qu’un simple caméo. Son rôle est même déterminant dans le déroulement de l’intrigue…. Un vrai plaisir de geek que de revoir le Spock d’origine faire le salut vulcain et prononcer le fameux «
Paix et Prospérité ». Au final, ce Star Trek estampillé J.J Abrams est un très bon space opéra, dynamique qui sacrifie le sérieux de l’univers au profit d’un très bon divertissement. Malgré
quelques progrès restant à accomplir dans sa réalisation (ses cadrages serrés sont quand même parfois énervants pour un film de space opera..), le gourou des séries TV a probablement réussi à
relancer une saga vers d’autres horizons. En route pour de nouvelles aventures avec l’Enterprise.
Quand CLINT EASTWOOD annonça la mise en route de GRAN TORINO, une rumeur persistante annonça sur le web qu'il s'agissait là du sixième tome des
aventures de l'inspecteur Harry. Cette rumeur sortie sans réelle justification (Clint ayant régulièrement déclaré qu'il avait définitivement tourné la page avec ce personnage), allait rapidement
trouver un démenti catégorique. GRAN TORINO est bel et bien le nouveau projet cinématographique du maître. Absent du grand écran depuis MILLION DOLLAR BABY, Clint trouve dans GRAN
TORINO l'occasion de signer également son grand retour devant la caméra. La derrière grande gueule du cinéma se devait de revenir pour peut-être son ultime film avec un sujet à la hauteur de son
propre mythe .
Depuis une vingtaine d'années on sait que Clint explore à travers sa
filmographie les thèmes de la vieillesse et de la mort. Dans ce cycle ouvert par le chef d'oeuvre IMPITOYABLE GRAN TORINO se cale comme le dernier chapitre. On ne peut évidemment pas s'empêcher
de relever tout au long du film les nombreux parallèles entre le personnage de Walt et les personnages incarnés par Clint. Walt est une sorte de condensé du mythe eastwoodien, la synthèse
du militaire du Maître de Guerre avec la verve grossière d'Harry et le regard foudroyant du cow boy solitaire venu des montagnes appliquer le châtiment divin... Mais le personnage de Walt
permet à Clint de dévoiler d'autres facettes de son talent d'acteur. L'humour est ainsi un élément récurent de GRAN TORINO. Les répliques fusent, les punchlines de Walt n'épargnent personne,
vieux, jeunes, prêtre, noirs, asiatiques, italiens, Walt déteste tout le monde et n'est pas du tout politiquement correct. Un rôle qui suscita encore les foudres de quelques critiques US
qui accusérent le film de flirter avec le fachisme....N'importe quoi. Car ce personnage de dur à cuir cache évidemment un coeur et une âme (un peu grise..) sous cette carcasse de charognard
en grippe avec le reste du monde. Le héros de guerre est en fin de course, abandonné par sa famille et avec pour seul soutien un jeune prêtre obstiné qui s'est juré de le confesser et une famille
asiatique qui se prend d'affection pour lui. Dans le doute, à l'orée de la mort, Walt dresse le bilan et s'approche de la rédemption. Rédemption qui arrivera dans un final simple et
bouleversant...Sans fioriture, dans un style ultra académique et d'une grande rigueur dans la réalisation et le montage, Clint signe un film faussement simpliste. Avec GRAN TORINO, Clint le
réalsisateur tourne la page de Clint l'acteur. Un chant du cygne en douceur, un adieu aux armes avec classe et grosses balloches, Clint forever....
Véritable univers SF crée dans les années 60 par Gene Rodenberry, STAR TREK refait son retour sur le grand écran dans quelques jours. Ce onzième film a pour ambition de renouveler une
franchise qui n'a jamais réellement réussie à trouver un public autre qu'une assemblée de geeks adepte des oreilles pointues et des théories sur le voyage dans le temps. Souvent moquée
pour ses héros en pyjama, cette saga est pourtant un monument de SF pour le moment jamais égalée dans l'histoire. D'abord connue par le biais du petit écran avec la série originale
(d'abord titrée Patrouille du Cosmos) dans les années 60, STAR TREK fut décliné par la suite dans quatre autres séries (The Next Genération, Deep Space Nine, Voyager et récemment Enterprise) et
même une série animée pas franchement indispensable. La première adaptation cinématographique interviendra tardivement en 1979. Depuis 2002 et le très moyen STAR TREK NEMESIS, la saga était en stand by.
